I – Analyse de l’échec du premier traitement du ronflement

La raison principale de l’échec d’un premier traitement provient le plus souvent d’une mauvaise analyse des 3 questions posées dans le bilan initial:

– Quelle est la sévérité du ronflement?
– Quel est le réel site obstructif ?
– Existe t-il des facteurs aggravants?

Que faire en cas d’echec?

1° L’EXISTENCE DE FACTEURS AGGRAVANTS
L’existence de facteurs aggravants du ronflement nécessite le respect de certaines règles hygiéno-diététiques
– Le surpoids
– L’alimentation riche le soir
– La consommation d’alcool, de tabac
– La consommation de médicaments hypnotiques ou de cannabis

Poids, antécédents, traitement, tabac, alcool, nez bouché

 

2° L’ANALYSE DU SITE OBSTRUCTIF
Le site obstructif n’a pas été correctement identifié:

En effet, nous voyons bien souvent des patients ayant subi une ablation isolée de la luette alors qu’il existe une déviation obstructive de la cloison nasale ou une obstruction de la base de langue par surcharge pondérale ou même une anomalie hormonale comme une hypothyroïdie ou un diabète.
3° LA SÉVÉRITÉ DU RONFLEMENT
Sa sévérité a été ignorée ou non explorée. L’existence d’un SAS sévère nécessite une prise en charge particulière ne pouvant se limiter à un simple laser superficiel de la luette.
4° LE PATIENT A CHANGÉ
Parfois le premier traitement a fonctionné mais le patient presente une rapide récidive de son ronflement.
Il faut alors analyser les modifications physiques, biologiques ou mêmes psychiques survenues entre le traitement initial et sa réapparition.

II – Eviter l’échec du traitement du ronflement

Nous insistons sur 3 éléments essentiels pour éviter ces echecs:
– La qualité du bilan initial.
– La prise en charge du patient doit être globale, concernant aussi bien l’hygiène de vie, le comportement alimentaire, ainsi que le traitement local du site obstructif.
– Le suivi du patient sur une période d’au moins 1 an afin de pérenniser les résultats.