1 – L’origine:

Le ronflement est le témoin d’une résistance à l’écoulement de l’air


  • L’anomalie fondamentale à l’origine du mécanisme du ronflement nocturne et de l’apnée est la diminution du tonus musculaire au cours de la respiration pendant le sommeil.

    Cette diminution du tonus des muscles dilatateurs du pharynx a pour conséquence un rétrécissement des voies aériennes supérieures avec augmentation de la résistance à l’écoulement de l’air et ralentissement du flux aérien.

    Lorsque cette résistance atteint une certaine valeur, les parois pharyngées peuvent entrer en vibration. Cette vibration est responsable du ronflement.


  • mécanisme du ronflement

Du ronflement à l’apnée :

Avec l’aggravation de la réduction de calibre, la résistance des voies aériennes supérieures augmente, et malgré l’augmentation de l’effort ventilatoire, la respiration diminue jusqu’à devenir par définition une hypopnée (insuffisance respiratoire), et à l’extrême une apnée.

du Ronflement à l’Apnée du sommeil

2 – Les différents stades

Ainsi ce processus aboutit selon le degré de résistance à des stades de gravités variables.

Le patient voit apparaître en premier lieu des ronflements isolés, puis des anomalies respiratoires tout d’abord intermittentes puis permanentes et enfin il présente un syndrome d’apnée du sommeil (SAOS) parfois sévère avec présence de très nombreuses pauses respiratoires durant la nuit.

3 – Anatomie et ronflement nocturne

Différents sites anatomiques sont à l’origine du ronflement nocturne:
un nez bouché
des amygdales volumineuses
un voile du palais épais, long et obstructif
une luette longue et flasque
la présence de replis muqueux sur la paroi postérieure du pharynx
une augmentation de volume de la base de la langue
un recul de la mandibule
une malformation de l’épiglotte

rôle anatomique du voile dans le ronflement

Seul, le repèrage précis du site obstructif permet une action anti-ronflement ciblée et efficace.


  • Le nez est responsable de 70% de la résistance que l’air inspiré rencontre lors de son passage par les voies aériennes supérieures.

    Les zones de resistance maximale se situent au niveau de la région de la valve nasale interne et du cornet inférieur.

    La valve nasale interne est l’endroit le plus étroit des voies aériennes supérieures. Elle se situe entre le cartilage triangulaire, la cloison nasale et la tête du cornet inférieur.


  • Le nez se collabe à l’inspiration à droite

Rôle anatomique du voile et du pharynx :


  • La cavité buccale est séparée du nez par une cloison horizontale appelée palais. Celui-ci est constitué de deux parties.

    En avant le palais dur osseux, en arrière une partie molle musculo-aponévrotique appelée palais membraneux ou voile du palais.

    De part et d’autre du voile du palais se trouvent les amygdales palatines qui peuvent être hypertrophiques et responsables d’une obstruction du pharynx.

    Au bout du voile se trouve appendu une petite formation de taille et de grosseur variable qui se nomme la luette. Cet appendice a peu de fonction, il n’est que le témoin de la formation embryonnaire du voile.

    Le voile du palais permet d’isoler la cavité nasale de la bouche lors de l’alimentation en évitant les reflux alimentaires et les fuites d’air intempestives lorsque le sujet parle.


  • anatomie du voile

une augmentation trop importante de son volume (hypertrophie le plus souvent liée à une surcharge pondérale, sans anomalies des bases osseuses)

un recul constitutionnel des bases osseuses du squelette maxillo-facial, responsable d’une position obstructive très en arrière de la base de langue (la langue se retrouve alors postérieure et verticalisée).

importance de la langue dans les voies aeriennes supérieure