Définition et mécanisme


  • Très fréquente, elle a une prédominance féminine et apparaît plutôt après l’âge de 20 ans.

    Elle survient volontiers sur un terrain de stress.

    Son mécanisme serait lié à une mauvaise régulation du système neuro-végétatif.

    Définition: C’est une rhinite persistante, non-allergique, ne présentant pas de signes d’inflammation nin de causes exogènes identifiables à l’examen de la muqueuse nasale et/ou à la cytologie nasale.


  • rhinite vaso-motrice

Cliniquement

Les symptômes sont un nez bouché associé à un écoulement nasal antérieur, un mouchage postérieur et une sensation de pesanteur faciale.

Ces signes se manifestent plus particulièrement en présence de facteurs environnementaux (fumée poussière, variations de température, humidité, odeurs fortes, solvants..)

facteurs environnementaux

Examens complémentaires

La fibroscopie nasale:

la rhinite vasomotrice constitue un syndrome d’hyperéactivité nasale.

Son diagnostic n’est retenue qu’aprés élimination des autres causes de rhinite.



  • Les tests allergiques sont négatifs

    la cytologie nasale est normale

    le scanner ne montrerait quand il est pratiqué q’une hypertrophie muqueuse des cornets.


  • On éliminera entre autre les rhinites exogènes :

    – Déclenchée lors de l’ingestion d’aliments : alcool, poisson, chocolat, caféine, les sulfites (E220 à E228), piment..

    – Par abus de décongestionnant nasaux (Derinox, Déturgylone..)

    – Des médicaments : l’aspirine, certains anti hypertenseurs, les médicaments des troubles de l’érection (Viagra, Cialis, Levitra..).


  • rhinite alimentaire


  • résine

  • – Déclenchée lors de l’exposition professionnelle à de nombreuses substances (colles, résine epoxy, isocyanates..) (plus de 450 recensées),

    La liste est consultable sur la base de données des tableaux des maladies professionnelles : sur le site de l’Institut National de Recherche et de sécurité (http://www.inrs.fr/).

    L’examen endonasal retrouve des lésions variables selon l’irritant (rougeur, croûtes, perforations..), les tests de provocation nasale sont importants pour permettre d’envisager des mesures préventives (changement de poste de travail, masque protecteur..).

3.Traitement de la rhinite vasomotrice :

Il est constitué par le traitement symptomatique du symptôme invalidant.

Le symptôme essentiel étant l’obstruction nasale, il fait appel aux techniques de réduction des cornets inférieurs.

A) LES TRAITEMENTS MÉDICAUX :


  • Les Corticoïdes locaux ont pour but de lutter contre la composante inflammatoire qui est responsable d’une partie de l’obstruction de la cavité nasale.

    La liste non exhaustive des corticoïde nasaux: Nasacort, nasonex, Flixonase, rhinocort, beconase..


  • pulvérisationpulvérisation de corticoïdes locaux

B) LES TRAITEMENTS INSTRUMENTAUX

Ils visent à réduire le volume des cornets inférieurs :


  • Laser endonasal
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    Le Laser montre une efficacité constante atteignant plus de 93 % des cas. C’est un traitement simple, ambulatoire et efficace. La séance est totalement indolore, dure environ 20 mn sous contrôle optique après une anesthésie locale. En post-opératoire le patient doit effectuer des soins par des lavages des fosses nasales pendant une période d’un mois au terme de laquelle le résultat définitif est observé.

La radiofréquence est une technique prometteuse mais apparaît limité à cause du coût des sondes et de la multiplication du nombre de séances.

La cautérisation des cornets inférieurs : ancienne technique de réduction des cornets inférieurs, ne semble pas durable dans le temps, et les récidives apparaissent importantes.

La cryothérapie : technique faisant appel au froid a peu de place actuellement.

C) LA CHIRURGIE :


  • La turbinectomie chirurgicale partielle est très efficace sur l’obstruction nasale et ses résultats sont constants, à la condition d’être parcimonieuse.

    Le risque d’une turbinectomie totale est l’installationd’une  rhinite croûteuse atrophique invalidante, s’apparentant à l’ozène voire d’apparition de syndrome du nez vide.

    Son but : Il s’agit de libérer la partie inférieure de la fosse nasale afin de facilité la ventilation nasale et lever l’obstruction nasale.

    Pendant l’intervention : L’opération se passe le plus souvent sous anesthésie générale de courte durée environ 20 mn. Cette chirurgie endonasale, permet l’ablation du 1/3 inférieurs du cornet inférieur, libérant la fosse nasale.
    Incident rare : Hémorragie provenant de la queue du cornet inférieur, nécessitant une cautérisation.


  • schema d’une turbinectomie partielle

Après l’opération : méchage de 24 heures. Sortie du patient le lendemain et visite de contrôle au 7ème jour. Les phases post-opératoires de cicatrisation ont une durée d’environ 3 à 4 semaines.