1.La définition de la rhinite allergique est clinique

Maladie symptomatique du nez déclenchée par une exposition allergique entraînant une inflammation médiée par les IgE de la muqueuse nasale.

2.Fréquence et tendance actuelle :


  • rhume des foinsrhume des foins

  • La tendance actuelle confirme une augmentation incontestable de la rhinite allergique au niveau mondiale depuis les 30 à 40 dernières années.

    Des études récentes démontrent la relation de causalité entre l’accroissement de la pollution industrielle et la fréquence des pathologies allergiques.

    Des doutes, qui mettent en cause la présence de nouveaux adjuvants alimentaires, sont avancés. Ces derniers pourraient jouer un rôle dans l’augmentation des allergies par l’absence d’induction de facteur de tolérance aux allergènes.

3.Ancienne classification :


  • La rhinite allergique saisonnière: ou «rhume des foins», facilement identifiable car survenant chaque année à la même saison et plus souvent associée à une conjonctivite. Les crises surviennent au moment de l’arrivée des pollens, quand leur concentration dans l’air augmente.
    La rhinite allergique chronique « perannuelle » qui dure toute l’année est souvent associée à l’asthme. Les allergènes responsables sont généralement les acariens, les poussières de maisons), les poils d’animaux (notamment le chat), les moisissures, et les blattes.

  • rhinite

4.La nouvelle classification de l’OMS

Elle ne prend en compte que la durée, et la sévérité de la maladie :
Intermittence : moins de 4 jours par semaines durant moins de 4 semaines
Persistance : délais dépassant 4 j et 4 semaines respectivement
Légère : n’entrave pas les activités sociales, les loisirs, les activités professionnelles et le sommeil
Modérée à sévère : si un ou plusieurs des paramètres précédents sont perturbés

5.Association asthme et rhinite allergique :

De nombreux rapports d’expert insistent sur l’association fréquente de l’asthme et de la rhinite suggérant le concept d’unicité des voies aériennes supérieures.

L’inflammation allergique ne se limite donc pas à la muqueuse nasale, soulignant la nécessité d’une prise en charge efficace et globale.

La rhinite allergique augmente le risque d’apparition de l’asthme d’un facteur 8 environ.
C’est pour ces raisons que les recommandations actuelles préconisent :
D’intégrer la rhinite allergique dans les maladies respiratoires chroniques
De considérer la rhinite allergique comme un facteur de risque d’asthme.
De rechercher un asthme associé devant toute rhinite allergique.

Le diagnostic de rhinite allergique doit conduire à évaluer à la fois les voies aériennes hautes et basses pour rechercher un asthme associé.

6.Le diagnostic :

A) LES SIGNES CLINIQUES :


  • Les symptômes associent l’écoulement nasal (rhinorrhée), l’obstruction nasale (nez bouché), la démangeaison nasale, le mouchage postérieur et les éternuements, réversibles spontanément ou sous traitement

    Des symptômes oculaires ou bronchiques s’ajoutent souvent à ce tableau clinique..


  • Dégenerescence polypeuse d’une rhinite

B) LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES :


  • Les tests cutanés d’allergie : élément de base du bilan allergologique, ces tests nécessitent d’arrêter les antihistaminiques au moins 5 jours avant leur réalisation.
    Le dosage sanguin des IgE spécifiques : sa sensibilité varie de 70 à 90% selon les allergènes à l’étude
    Les tests multi-allergéniques de dépistage : ce sont des tests immuno-enzymologiques dont la spécificité et la sensibilité sont supérieurs à 80-90%.
    Test de provocation nasale : ces tests, réservés aux situations difficiles, requièrent une expérience et un environnement adapté

  • acarien

C) RECHERCHE D’UN ASTHME :

Elle doit être systématique devant toute rhinite allergique

7.Facteurs déclenchant de la rhinite allergique :


  • acariens

  • Exposition à l’allergène :

    l’exposition allergénique élevée à la maison ou à l’extérieur est considérée comme le facteur de risque principal de l’augmentation de la prévalence de la rhinite allergique.


  • Pollution intérieure :

    – La fumée du tabac :

    on distingue le tabagisme passif, le tabagisme actif et le tabagisme maternel.

    De nombreuses études suggèrent un lien fort entre tabagisme maternel et la survenue de maladies respiratoires chez l’enfant.


  • tabagisme passif


  • moisissures

  • – La pollution des maisons modernes met en cause :

    l’utilisation de matériaux creux comme isolants, de matériaux synthétiques,

    le niveau élevé de polluants provenant de la cuisine,

    les moisissures.


  • L’exposition aux animaux domestiques, dont principalement le chat

    L’exposition aux acariens, blattes..


  • poils de chat


  • pollution automobile

  • Pollution extérieure :
    La pollution atmosphérique : l’exposition aux polluants augmentent la réponse allergénique :

    – La pollution automobile est composée de multiples agents chimiques (NO², CO, SO², benzène..) en suspension dans l’air dont le plus polluant est le diesel. Ce dernier possède deux caractéristiques biologiques essentielles : sa capacité à adsorber les pollens, et la petite taille des ses particules inférieures à 1 micron, ce qui leur permet de s’infiltrer


  • – L’ozone : ce gaz constitue un important facteur de risque dans l’exacerbation de l’asthme, en revanche ses effets sur la rhinite allergique sont mal connus.

    – Les pollens, les moisissures.

    – L’environnement professionnel.


  • pollen

Facteurs personnels :
Le terrain familial allergique

Les facteurs nutritionnels seraient corrélés à une augmentation des phénomènes allergiques, comme la réduction de l’allaitement, l’alimentation surgelée, l’usage exagéré d’additifs alimentaires, un déséquilibre trop important en faveur des graisses, les carences vitaminiques..

Les infections jouent un rôle crucial puisqu’elles ont une influence sur la maturation du système immunitaire.


  • allergie aux poils de chat

  • L’éviction de l’allergène est indispensable, mais parfois celle-ci s’avère difficile quand il s’agit d’animaux domestiques

    Antihistaminique oral et corticoïdes nasaux constituent les médicaments les plus efficaces.

Tableau rhinite


  • La désensibilisation ou immunothérapie spécifique est le seul traitement actuellement susceptible de modifier en profondeur le terrain allergique.

    Elle est indiquée chez les patients allergiques à un petit nombre d’allergènes, et validée pour un nombre limité d’allergènes (acariens et pollens essentiellement).


  • housse anti-acariens